lundi 26 avril 2010

505 par Arctic Monkeys

Bonjour à tous !
Après nous être divertis dans l'antre des mélodies printanières et enlevées de Mrs Bassey et de ses compères, nous allons, cette semaine, essayer de nous concentrer sur la beauté des mélodies et la justesse (dans tous les sens du terme) de la musique d'un jeune prodige de pures souches britanniques et qui propose dans chacun de ces albums un voyage extraordinaire à travers la vieille Albion.

Alex Turner et ses monkeys

Arctic Monkeys est un jeune groupe ou un groupe de jeunes formé en 2002 et qui se fit connaitre du grand public par son célèbre I Bet You Look Good On The Dancefloor qui, sur le moment, donna envie à tous les rockers nostalgiques d'aller se défouler sur le dancefloor, justement ! Des riffs efficaces, des guitares saturées, une section rythmique en place avec un batteur dépassant la performance de nombre de ses contemporains, leur premier album est une vraie réussite avec des titres énergiques et touchant comme le superbe When The Sun Goes Down. La planète rock applaudit également la performance vocale d'Alex Turner, qui, avec sa voix nasillarde et encore mal assurée convint tout le monde de son potentiel à venir.
Leur deuxième album, dans la même trame, diffère du précédent par différents points. Le style est plus mature, la voix aussi. Les titres possèdent des structures complexes, les guitares sont très travaillées avec des effets toujours plus surprenant. Et la magie continue, Alex Turner et son style pointu, son goût de la perfection, nous propose un album à la production subtile et sublime, particulièrement sur des titres comme If You Were There, Beware.
C'est alors que Turner décide de laisser ses Monkeys pendant quelques temps pour aller fricoter avec un certains Miles Kane dans un projet qui fit beaucoup parler de lui : The Last Shadow Puppets. Dignes d'Ennio Morricone, les mélodies et rythmes qui sortirent de la tête et des cordes vocales de ces deux-là firent leur effet et certains spécialistes n'hésitèrent pas à les comparer aux nouveau tandem Lennon-McCartney (non je ne me risquerais pas à un commentaire). La section de cordes, omniprésente sur l'album, nous emmène dans un univers de beauté et de rêve appuyée par une production sobre et élégante pour une musique explosive et ambitieuse.
Enfin, le troisième album des Arctic Monkeys, Humbug. Le style est différent, inspiré de Can, Alex Turner et ses compères nous proposent une sorte de post-pop alternative difficile à décrire. Les mélodies restent pourtant toujours aussi belles et des titres comme Crying Lightning ou Secret Door nous feront toujours vibrer.

Parmi toute cette pléiade de titres, il fut difficile de choisir le titre qui correspondait le mieux au style si particulier d'Alex Turner. Mon choix s'est porté sur 505, piste cloturant le deuxième album des Arctic Monkeys.

A écouter ici

Pour les paroles c'est ici

Doucement, j'arrive...

Cette piste fait preuve d'une grande ingéniosité dans l'art de faire évoluer une chanson jusqu'à son point d'orgue. En effet, l'entrée des instruments, un à un,va faire monter une tension insoutenable et qui sera amenée à inévitablement exploser.
En premier lieu, nous avons un orgue, au son vieilli, qui se contente de "napper" l'espace sonore, très sobrement, sur deux accords. C'est dans cette ambiance que Alex Turner va pouvoir poser sa voix et commencer un numéro tout à fait incroyable. Avec beaucoup d'écho, il est comme lointain, presque anonyme. Sa voix lassée nous renvoie aux paroles de ce refrain qui reviendra à plusieurs reprises dans la piste.
"I'm going back to 505,
if it's a 7 hour flight or a 45 minute drive"
Comme toujours, il revient à 505, peu importe la distance et le moyen de transport, sa destination finale est fixée, inamovible, comme à chaque fois. Ecoutez comme la voix à l'air monotone...elle ne l'est pas, sa mélodie est complexe ! Mais Alex Turner arrive à faire transparaitre sa lassitude grâce à sa voix lancinante et nous emmène avec lui dans son voyage retour, qui nous semble être son chemin de croix.

Quel sens à ce voyage ?

Une guitare étrange fait son entrée, marquant le malaise du chanteur. Puis c'est au tour de la batterie et enfin de la basse qui vont progressivement augmenter la tension incitant le chanteur à se rebeller face à la fatalité de ce retour forcé.
"What did you expect,
I probably still adore you with your hands around my neck,
Or I did last time I checked"
Car le calvaire que représente ce retour to 505 ne serait rien sans ce qu'il l'attend là-bas, une femme, darling. L'aime-t-il encore ? C'est ce qu'il pensait la dernière fois qu'il a vérifié, mais il en n'est plus sur.
Toujours en ayant l'air de s'ennuyer, Turner nous fait croire que tout ça n'a pas grande importance pour lui. Ces questions n'ont pas l'air de le tracasser car, inexorablement, il retournera toujours à 505. La musique marque bien ce sentiment, car les deux accords que l'on a pu entendre au début restent les mêmes, rien ne bouge, que ce soit les paroles ou la mélodie, tout est quasiment figé et on a la sensation que l'on ne peut rien y faire. La fatalité s'est littéralement emparée du chanteur et de ses musiciens.

Contenu et contenant

Après un court break, qui laisse le temps à la réflexion, c'est l'explosion, pure et simple.
Cet instant de la piste mériterait un article à lui tout seul. En une demi-seconde, le groupe réussi à nous faire dresser les cheveux sur notre tête.
Après avoir fait baisser la pression dans ce petit break agrémenté de quelques guitares bien senties, la musique stoppe d'un coup sec pour laisser s'exprimer tout le talent et toute l'émotion d'un Alex Turner à son plus haut niveau.
"But I crumble completely when you cry"
Cette phrase est chantée sur exactement la même mélodie que celle des autres couplets, mais à l'octave du dessus et quasiment a capella, comme un cri sorti de la nuit dans laquelle le groupe s'était perdu pendant le début du morceau. Celui-ci prend alors une dimension totalement différente. Les instrument y vont de plein coeur, ils ne sont plus en retenue, particulièrement la batterie. Les guitares, elles, deviennent confuses, quels sons, quelles mélodies produisent-elles ? Difficile à savoir, c'est l'explosion des sentiments, du contenu.
"Je m'effondre totalement quand tu pleures"
L'auteur ne sait pas où il en est, il est lassé comme on a pu le voir. Mais il reste une chose qui le fait encore vibrer, c'est de la voir pleurer, ce qui déclenche en lui l'explosion de tous ces sentiments qu'il n'arrivait plus à faire resurgir.
Il n'arrivera donc jamais à partir.
"Take my hands off of your eyes too soon"
Il avait réussi à cacher cette faiblesse (ou cette force ?) jusqu'ici en lui cachant ses yeux avec ses propres mains, mais il les a retirées trop tôt et n'a pas pu résister.
La musique et l'émotion des paroles sont donc ici en parfaite harmonie et c'est ce qui sublime la voix du chanteur qui n'arrive pas à chasser ses sentiments et qui le crie car il ne peut se contenir.
Enfin, encore un refrain, "I'm going back to 505". Cette fois-ci le ton est beaucoup plus prenant, ce n'est plus la routine d'antan, à présent ce retour aura une force incroyable et changera un détail responsable de tout. Dans les premiers refrains, les deux derniers vers sont :
"In my imagination you're waiting lying on your side,
With your hands between your thighs"
Littéralement : je t'imagine allongée sur le côté, les mains entre tes cuisses. Mais dans le dernier refrain, Turner rajoutera à la fin de cette phrase "and a smile". Dorénavant, en retournant to 505 il imaginera sa "darling" en train de sourire, et c'est ce qui changera sa monotonie en une explosion forte et intense. Le passage à 2 minutes et 28 secondes de la piste étant la plaque tournante de cette relation.

Qu'en pensez vous ? L'avez vous ressenti ainsi ? A vous de jouer, d'écouter, de réécouter de ressentir...

Pour les adeptes des live, la performance ci-après est parfaite :

dimanche 18 avril 2010

History Repeating par Shirley Bassey And The Propellerheads

Bonjour à tous !
Mal en point est le blogger sans connexion internet. Mais heureusement, par un subterfuge dont je tairais les vices, nous allons pouvoir écouter de la musique cette semaine.
Plus précisément, nous allons nous amuser avec cette rencontre entre Shirley Bassey et The Propellerheads et cette piste sortie en 1997. Alors faites de la place autour de vous, et préparez vous à vous défouler !

Shirley Bassey ; The Proppelerheads

Qui connait Shirley Bassey ? Mis à part les spécialistes, peu de monde. Sa sortie du monde de la soul s'étant faite grâce aux nombreux génériques de James Bond qu'elle peut se targuer d'avoir chanter, mais aussi grâce à cette piste, qui la fit connaitre du public pop et hip-pop (wikipédia).
Qui connait Propellerheads ? Mis à part les spécialistes, peu de monde. Ce groupe se présente comme un duo de DJ au style difficilement descriptible, qualifié couramment de "big beat". Pour les amateurs de cinéma, ils sont les auteurs d'une piste de la BO de Matrix 1 (à visionner ici)
Il me sera difficile d'en dire beaucoup plus sur ces deux entités car mise à part cette piste, je serais bien incapable de mentionner une quelconque autre création de ces artistes... Alors lançons nous à corps perdu dans ce titre !



Suspense d'un jour...

Dès le début, la piste nous emmène dans une ambiance à l'esprit tout à fait 60s avec un orgue au son parfaitement nostalgique qui nous rappelle la grande époque d'un Billy Preston ou encore du grand Ray Charles. Cet intro, glissant sur un rythme marqué par les contre-temps, nous donne une sensation de groove bien maitrisé et ne laisse présager que des bonnes choses pour la suite.
La voix de Shirley Bassey, compacte et chaude à la fois, vient alors fendre cette atmosphère pour se poser sur une nappe d'un orgue qui ne fait qu'augmenter le suspense. Que nous préparent-ils ? A cet instant, on sent bien que la piste n'est pas encore tout à fait lancée et l'on reste dans l'attente car nos pieds ont déjà commencé à bouger, dès les premières notes.
Puis le silence se fait, et laisse exploser la voix, qui force magnifiquement sur les mots "history repeating", en fin de vers, comme si elle dessinait l'esquisse d'une caricature des voix black de la soul, tout en restant dans l'élégance du style.

Modern Jazz vs. Big beat

C'est parti, nous voilà à présent lancés dans la piste. Le choc des cultures est d'autant plus frappant que le rythme est entrainant. Le rythme de batterie est claquant, stable, inaliénable, la basse est imperturbable, ressassant la même ligne mélodique à l'infini, inlassablement. Il est clair que l'on voit ici les prémices de la musique électronique d'aujourd'hui, avec des lignes de fond qui ne bougent pas tout le long du morceau.
Le contraste est flagrant avec le piano et le synthé qui courent en tête sur des rythmes chaloupés, en contre-temps, qui contrastent avec la régularité de la section rythmique qui se contente de rester sur les rails de la mesure à 4 temps.
Shirley Bassey, elle, continue sur sa lancée, avec sa voix soul et ses tremolos, elle sait rester à la limite de l'élégance et ne passe jamais du côté grandiloquent et de mauvais goût qu'elle a les moyens de donner à sa voix.
Pour ajouter encore à cette touche 60s, les cuivres font soudainement leur apparition. Sur des mélodies dignes des grands instants Gershwiniens, ils deviennent les moteurs du morceau et font pénétrer en nous tout le groove et l'énergie contenu dans la piste et surtout dans la voix. Et comme pour marquer, une fois de plus, le métissage du style, le DJ nous rappelle qu'il maitrise les cuivres et nous le prouve en "scratchant" leur mélodie.
La fin de la piste est remarquable par la montée d'un son très grave, c'est celui d'un des cuivres qui sonne comme la corne d'un bateau et annonce le départ, la fin, l'au revoir. Shirley Bassey assène sa sentence ("I've seen it before, i'll see it again") comme une malédiction jetée à l'avenir de la musique. Et enfin, pour définitivement arrêter le morceau, le gong est sonné, après une partie de piano qui nous fait croire que celui-ci est devenu fou et ne peut plus se maitriser après l'écoute de cette piste. Un peu comme nous, derrière notre écran, ne pouvant retenir nos jambes de s'agiter.

Hypocrisie ou clairvoyance ?

Il est à noter que les paroles de cette piste sont particulièrement croustillantes.
En effet, dans les premiers vers, elles évoquent un nouveau style qui est en train de prendre de l'importance, de grandir, tout comme l'intro qui monte au fur et à mesure en tension. Le mélange des genres que l'on vient d'observer à l'écoute de la chanson nous laisse imaginer que les paroles seraient porteuses de leur propre musique, évoquant une évolution voire une révolution, l'invention d'un nouveau style, pourquoi pas le Jazz beat ?
Mais, en vérité, de l'avis de la chanteuse, tout ceci n'est simplement que "history repeating". Evitons de traduire ce terme.
Le débat est lancé, avons nous affaire à un vrai nouveau style ou alors est-ce le simple mélange de deux entités déjà existantes auparavant ?
Une fois encore, la piste va jouer avec les contradictions et les contrastes qui sont la base de la composition du morceau : oldies/moderne, instruments à vent/synthétiseur, contre-temps/régularité... Et c'est toute cette alchimie qui va faire de cette chanson quelque chose d'universel, d'entrainant et de réussi.

A vous de jouer : écoutez, réécoutez et ressentez.
Pour cette semaine j'ai essayé de choisir une piste qui ne ferait pas appel à nos émotions fortes et profondes mais plutôt à notre ressenti de la chaleur et de l'énergie que peut dégager la musique et qui nous donnent la sensation d'être pendant quelques minutes en apesanteur dans un monde multi-colore, chaud et débordant d'une énergie vitale dont on est autorisés à se servir à l'infini.

vendredi 9 avril 2010

It's A Man's Man's Man's World par James Brown

Bonjour à tous !
Comme vous avez pu le remarquer, aucun article n'a été posté la semaine dernière. Cette décision a été prise pour deux raisons : la première concerne nôtre repos. En effet toute cette émotion déversée sur cette page en trois semaines était particulièrement prenante et parfois dure à encaisser, c'est pourquoi j'ai pensé que nous avions besoin de repos, d'une part pour nous remettre d'aplomb et d'autre part pour prendre le temps de réécouter les pistes précédentes. Je suis persuadé que cette interruption n'aura que des effets bénéfiques pour les semaines à venir, c'est pourquoi ce genre d'événement risque de se reproduire lorsque je sentirai venir le tiraillement des émotions.
La deuxième raison, plus anecdotique et succincte, concerne le fait que je n'aurais pas du être là cette semaine pour écrire, c'est donc en hommage en ma non-absence que je décidai de respecter une semaine de silence...

Cette semaine encore, un beau voyage nous attend. Un classique, encore ? Certes, mais tellement éloigné du précédent et surtout beaucoup plus moderne que je ne trouve pas ça choquant. De plus, je ne saurais vous expliquer pourquoi, mais le choix de cette piste s'est imposé comme une évidence.
1965, James Brown est en pleine apogée de sa funk soul, il sort alors ce single, co-écrit avec sa femme. Est-il utile de préciser que les deux années précédentes il avait sorti successivement Papa's Got a Brand New Bag et I Got You ? C'est pourquoi je ne préfère pas m'attarder sur la carrière de ce grand Homme, trop longue et bien trop lumineuse.



Digne des plus grands films muets de la belle époque, l'introduction de la piste nous inspire une grandiloquence peu enviable. Les tambours battant, la descente des violons aux enfers, tout ceci pourrait nous inquiéter de l'aspect et de l'esprit dans lequel s'engage la chanson. Mais c'est le maître lui-même qui, grâce à sa voix, stoppe ce phénomène et, a capella, nous renvoie toute une déchirure.
"This is a Man's World !"
Ca y est, la vérité est dite, criée même. Cette première phrase est à peine achevée, la voix comme étouffée, coupée par cette constatation qui le révolte. James Brown nous démontre en un seul vers qu'il possède l'une des plus belles et des plus touchantes voix soul de tous les temps.
"But it would be nothing, nothing !
without a woman or a girl"
Cette phrase est à prendre en deux temps. Dans la première partie, on sent tout le corps du chanteur pousser cette voix à s'abimer, s'érailler, pour hurler cet amour envers les êtres les plus importants du monde : une femme, une fille. Et c'est seulement au moment de citer ces dernières que les cordes vocales de Brown vont se détendre et s'adoucir pour évoquer des joyaux à ne pas abimer à chérir sans les meurtrir. Le message est simple, une dissertation ne serait qu'une perte de temps pour expliquer le message, mais quoi de plus beau que cette simplicité. Plus qu'une déclaration d'amour, une révolution dans un monde des années 60 où la femme essaye de rattraper les droits civiques dont les hommes les ont privées et surtout de sortir des modèles sociaux dans lesquels ces mêmes hommes les avaient enfermées.

Pour le reste des paroles c'est ici : http://www.stlyrics.com/songs/j/jamesbrown4607/itsamansmansmansworld207850.html

S'ensuit un couplet, évoquant les grands succès et grandes découvertes techniques de l'homme. Ce dernier a donc tout inventé, mais qu'aurait-il fait sans son opposée ? "Nothing". Tout est clair, net. Sauf peut-être ce vers : "Man made the boat for the water". Je vous demanderais de bien l'écouter attentivement, car elle serait assez sujette à polémique si l'on entendait à la place "Man made the bullet for the war". Est ce que James Brown a volontairement articulé cette phrase de manière peu commune pour tromper son monde ? Personne ne le saura certainement jamais...
Le deuxième couplet appuiera plus sur l'aspect "affectif" que technique des hommes. Ceux-ci ne savent donc rendre leurs enfants heureux qu'en leur fabriquant des jouets... Le monde ne serait donc rien sans l'amour que sont capables d'apporter les femmes. Et enfin, cette petite satyre sur le monde capitaliste que les hommes ont créé : "And after man has made everything, everything he can, You know that man makes money to buy from other man"
Et puis, encore, ce cri, comme s'il venait d'apprendre la nouvelle et qu'il voulait le dire au monde entier. "But it would be nothing, nothing", on ne pourra lui oter cette idée de l'esprit.

Au delà de ces paroles magnifiques et de ce chant à couper le souffle, il faut écouter la musique. Aussi pure et simple que les paroles. Il nous féliciter batteur et bassiste pour leur régularité et leur élégance sur un rythme aussi lent. Mais soulignons également la performance du guitariste qui ne se contentera que d'une seule note par mesure, régulièrement, comme une pointe de grâce apportée chaque fois comme une perle rare à la musique. Il faut absolument se rendre compte que la performance des musiciens sur un tempo aussi bas est exceptionnel. A noter également les violons qui rajoute une dimension tout à fait dramatique à l'émotion dégagée par le chant.

Et pour respecter toute la pureté de cette piste, je vous laisse à votre tour écouter, réécouter et ressentir...


Dans le live suivant, c'est toute la version studio qui est exacerbée. On retrouve James Brown, en sueur, en transe, écoutez-le hurler cet amour, cet envie qui fait vibrer tout son corps et toute son âme. La performance est absolument magnifique au niveau de la voix, parfaitement maitrisée malgré l'émotion, et des musiciens qui font une démonstration de synchronisation et de régularité rare. J'ai, à un moment donné hésité à la présenter à la place de l'originale...